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Le Maroc...
 

Maroc (en arabe, al-Maghrib), officiellement royaume du Maroc, pays du Maghreb, bordé au nord par la mer Méditerranée, à l'ouest par l'océan Atlantique, au sud par la Mauritanie au-delà du Sahara-Occidental et à l'est par l'Algérie. Vous allez découvrir un pays fascinant, une culture riche et passionnante, le Maroc s'est enrichi de plusieurs influences, comme en témoignent les vestiges des civilisations phénicienne, hellénique, carthaginoise, romaine et arabe. Vous rencontrerais des personnes accueillante et tolérante, et vous y dégusterais une cuisine inventive, authentique et parfumé. Un doux parfum d'exotisme flotte dans ce pays qui conjugue traditions et modernité. Pays résolument tourné vers l'avenir, des millions de Français et d’européen y voyagent chaque année !

Milieu Naturel

Relief
C'est au Maroc que l'on trouve les plaines les plus vastes et les montagnes les plus hautes de l'Afrique du Nord. Le relief du pays est marqué par quatre grands systèmes : le Rif, le Moyen-Atlas, le Haut-Atlas et l'Anti-Atlas.
Les rivages méditerranéens sont dominés par le Rif, une chaîne montagneuse peu élevée, 1 000 m en moyenne, le Moyen-Atlas, qui dépasse 3 000 m, tandis qu'un plateau central réalise la transition avec de riches plaines côtières qui sont autant de foyers de peuplement.
Le Haut-Atlas, qui s'étend également en Algérie, culmine à 4 165 m dans le djebel Toubkal, au sud de Marrakech!; il succède au Moyen-Atlas et se prolonge jusqu'à l'Atlantique, où il se raccorde à l'Anti-Atlas, cette dorsale accidentée, constituée par des montagnes jeunes, sépare les plateaux et les plaines vertes et fertiles du Sahara aux oueds asséchés et aux terres arides.

Climat
Le Maroc est soumis aux influences contrastées de la Méditerranée, de l'océan Atlantique et du Sahara sur les reliefs dont la partie occidentale reçoit les pluies océaniques, tandis que les sommets jouent le rôle de barrières. Les plaines côtières sont à la même latitude que les oasis du Sahara algérien!; riches et fertiles dans le nord, elles subissent l'influence du désert dans leur partie méridionale à partir d'Essaouira (Mogador) et surtout d'Agadir.
Dans le nord, le climat est de type méditerranéen, tempéré par l'influence de la mer avec des hivers plus froids en altitude. La saison des pluies correspond aux mois d'hiver. Les précipitations sont importantes dans le nord-ouest et plus faibles dans l'est et le sud, en particulier sur les contreforts orientaux de l'Atlas.

Végétation et faune
Le Maroc est le pays le plus boisé du Maghreb. Les régions montagneuses tournées vers l'Atlantique sont couvertes de forêts (12% du territoire), comprenant de larges étendues de chênes-lièges, des chênes verts, des genévriers, des cèdres, des sapins et des pins qui bénéficient des pluies de l'automne et de l'hiver, mais les sécheresses, de plus en plus longues dans le Sud, fragilisent cette végétation soumise aux incendies, aux coupes et à l'érosion des sols. Les terres cultivées occupent presque toutes les plaines!; ailleurs, le maquis prédomine. Dans la plaine du Sous, près de la frontière méridionale, on trouve une vaste forêt d'arganiers, des épineux endémiques de l'Afrique du Nord. La végétation dans les vallées des oueds présahariens est identique à celle des zones arides de la région!; dans les oasis, cultures maraîchères et arbres fruitiers prospèrent à l'ombre des palmiers dattiers.
Le Maroc, au carrefour de l'Europe et de l'Afrique, possède une faune diversifiée. Les mosaïques romaines de Volubilis témoignent de la présence d'éléphants, aujourd'hui disparus, et de lions, dont les derniers spécimens vivaient encore dans l'Atlas au XIXe siècle. On rencontre encore des espèces comme le renard, le lapin, la loutre et l'écureuil, mais aussi la gazelle, le phacochère, la panthère, le babouin et la vipère cornue.

Population

Démographie
En 1997, la population marocaine était estimée à 28,2 millions d'habitants, soit une densité moyenne de 40 habitants au kilomètre carré!; mais les Marocains sont inégalement répartis sur le territoire : les régions côtières et les plaines du nord enregistrent les plus fortes densités.
La population connaît un fort taux d'accroissement : pour la période 1995-2000, le taux de natalité a été évalué à 25,5%, le taux de mortalité à 7,1%, l'indice de fécondité à 3,1 enfants par femme!; l'espérance de vie est de 66 ans. Selon ces différentes prévisions, le Maroc compté 36 millions d'habitants en 2000, et 60 à 68 millions d'habitants sont prévu en 2025. Le Maroc est une terre d'émigration : environ 1,8 million de ressortissants marocains vivent à l'étranger, notamment en France (575 000), en Italie (200 000) et en Belgique (120 000). Environ 100 000 Européens (dont 30%de Français) vivent au Maroc, ainsi qu'une minorité juive descendant de l'importante communauté qui émigra en France ou en Israël dans les années soixante et soixante-dix.

Divisions administratives et villes principales
Le pays est divisé en 41provinces et 5préfectures urbaines.
Les provinces marocaines sont administrées par des préfets nommés par le roi et soumis au gouvernement central. La répartition de la population entre zones rurales et zones urbaines est relativement équilibrée: en 1994, 48% des Marocains étaient citadins. Rabat, la capitale et l'une des plus grandes villes du Maroc, est située sur la côte atlantique (717.000habitants, estimation 1992). Casablanca (2,1millions) est la ville la plus importante du pays et son premier port!; Marrakech (618.000habitants) et Fès (573.000habitants) sont les grands pôles du commerce marocain. Tanger (592.000habitants) contrôle le détroit de Gibraltar.

Gouvernement et vie politique
Organisation des pouvoirs
Le Maroc est une monarchie héréditaire, régie par la Constitution de 1972, révisée en 1980, en 1992, puis en septembre 1996. Le monarque, qui doit être de sexe masculin, est le chef spirituel et temporel; chef de l'État, il nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement. Le roi a le pouvoir d'ordonner la révision de mesures législatives et de dissoudre l'Assemblée. Il commande également les forces armées.

Langues et religions
L'arabe, la langue officielle du pays, est parlé par 75% de la population, mais le berbère, ou tamazigh, est également parlé par la moitié des Marocains; (c'est la langue maternelle d'au moins 25% de la population). De nombreux Marocains parlent aussi le français et l'espagnol.
L'islam est la religion d'État. La totalité de la population musulmane est sunnite. Le roi du Maroc est Commandeur des croyants; les chrétiens représentent 1% de la population et les juifs moins de 0,1%.

Éducation
En 1963, l'école est devenue obligatoire pour tous les enfants âgés de sept à treize ans. La scolarisation des garçons est cependant beaucoup plus importante que celle des filles. En 1991, 38,2% des enfants dans la tranche d'âge concernée étaient scolarisés dans le secondaire; en 1993, 10,3% l'étaient dans le supérieur. L'enseignement est dispensé en arabe. L'enseignement supérieur traditionnel en arabe est assuré à l'université al-Qarawiyin, à Fès, et l'enseignement supérieur moderne, en français et en arabe, dans les universités Mohammed V (1957) à Rabat, Mohammed Ben Abdallah (1974) à Fès, Cadi Ayyad (1978) à Marrakech, HassanII (1976) à Casablanca et MohammedIer (1978) à Oujda. Rabat est également dotée d'une école des beaux-arts et de plusieurs instituts spécialisés dans l'administration, l'agriculture et les sciences économiques. L'École des arts et traditions populaires (fondée 1921) est située à Tétouan.
En 1992, l'État a consacré 5,8% du PIB aux dépenses d'éducation.

Culture
Le Maroc s'est enrichi des influences de plusieurs cultures, comme en témoignent les vestiges des civilisations phénicienne, hellénique, carthaginoise, romaine et arabe.
Le christianisme s'étendit dans la région avec l'occupation romaine et résista un temps à l'expansion arabe. L'influence arabo musulmane l'emporta rapidement sur les côtes et dans les cités qui devinrent de grands centres d'échanges entre l'Espagne, le Sahara et le reste du monde arabe. L'arabe devint aussi la langue écrite des échanges commerciaux et culturels. Le Maroc accueillit les musulmans et les juifs chassés par l'Inquisition, qui sévit dans la péninsule Ibérique au XVIe siècle : l'architecture et la musique arabo andalouses vinrent alors influencer les arts de l'islam. Le Maroc demeura, en revanche, en dehors de l'aire d'influence ottomane. L'empreinte ouest africaine date de l'établissement des routes transsahariennes, au Xe siècle, et de la dynastie mauritanienne des Almoravides, fondateurs de la ville de Marrakech. La colonisation française, durant plus d'un demi-siècle, marqua le passage du pays au monde contemporain.

Économie

Généralités
Le Maroc est essentiellement un pays agricole bien que seuls 19% de la superficie totale soient cultivés. En 1996, le produit intérieur brut (PIB) s'élevait à 36,28 milliards de dollars, chiffre qui plaçait le pays au 87
eme rang mondial. Depuis 1985, l'économie marocaine a été soumise à un ajustement structurel sévère qui produit des résultats inégalés sur le continent africain. En 1995, le secteur primaire occupait 35% de la population active et contribuait pour 18% à la formation du PIB.
La production est très dépendante des aléas climatiques. Ainsi, l'année 1994 s'était révélée exceptionnelle après trois années de sécheresse, mais la sécheresse prolongée de 1995 a de nouveau sérieusement menacé l'agriculture du pays.
Les principales productions sont les céréales, le blé et l'orge dont la production totalise plus de 3 millions de tonnes par ans. La pomme de terre, les melons, les oliviers, la vigne, les légumineuses, les dattiers, la canne à sucre et la betterave à sucre sont également cultivés. Le Maroc est un gros producteur d'agrumes principalement destinés à l'exportation avec les légumes d'hiver.
Le cheptel compte environ 15,6 millions d'ovins, 5,5 millions de caprins et 3,3 millions de bovins.
Les principaux centres de pêche sont Agadir, Safi, Essaouira, Casablanca, auxquels s'ajoutent les centres côtiers du Sahara Occidental. Au début des années quatre-vingt-dix, les prises annuelles s'élevaient à 592000t et comprenaient notamment sardines, thon, maquereaux, anchois et crustacés.

Mines et industries
En 1995, le secteur secondaire occupait 24% de la population active et contribuait pour 33% à la formation du PIB.
Exploitation minière et énergie
Le pays possède des ressources minières considérables: c'est le 3
eme producteur mondial de phosphate (gisements de Youssoufia, de Khourigba, de Benguerir, ainsi que BouCraa, au Sahara-Occidental, 20 millions de tonnes en 1995)!; le 10eme producteur de plomb (70.000t) et d'argent (333.000t). On y extrait aussi du charbon, du cobalt, du fer, du cuivre, du manganèse, du pétrole, de l'étain et du zinc.
Plus de 85% de la production électrique est d'origine thermique, les 15p% restants étant produits dans des centrales hydroélectriques locales. En 1995, la production annuelle était d'environ 11,8 milliards de kWh.

Industries
Des petites et moyennes entreprises assurent l'essentiel de la production industrielle du pays: matériaux de construction, produits chimiques, textiles, chaussures, pétrole raffiné, produits agroalimentaires (32% de la production industrielle totale), vins, sucre, etc. L'artisanat est également un secteur traditionnel important: tissus, sellerie, céramiques, tapis et couvertures et ébénisterie de haute qualité.

Secteur tertiaire
En 1995, le secteur tertiaire occupait 41% de la population active et contribuait pour 49% à la formation du PIB.
La monnaie est le dirham ( début 2008 1€ valait environ 11 Dirham ); elle est émise par la banque Al-Maghrib (1959), banque centrale du Maroc. De nombreuses banques privées sont également installées dans le pays. Le pays dispose d'importants équipements portuaires à Casablanca, Agadir, Kenitra, Safi et Tanger. Au début des années quatre-vingt-dix, le pays était équipé d'un réseau ferroviaire de 1890km et de 59198km de routes, dont 47% étaient bitumées. Plusieurs compagnie aérienne dont Royal Air Maroc, la compagnie aérienne nationale, assure les liaisons intérieures et internationales.

Histoire

Les origines
Le Maroc est riche en vestiges paléolithiques (galets aménagés, bifaces acheuléens, faciès moustériens), dont des pointes atériennes spécifiques de l'Afrique du Nord et du Sahara.
Les populations qui s'installèrent peu après dans la région étaient probablement originaires d'Europe et d'Asie, et donnèrent naissance aux ancêtres des Berbères. On sait peu de choses de ces peuples, dont la langue dite libyque est quasi indéchiffrable et présente des similitudes avec le Tifinagh des Touaregs.
L'histoire du Maroc est d'abord celle d'établissements étrangers dans les zones littorales!; les Phéniciens fondèrent des comptoirs de commerce sur la côte méditerranéenne d'Afrique du Nord au VII
eme siècle av. J.-C. sur des sites portant des noms d'origine berbère et devenus de grands ports, tels Tingi (Tanger), Casablanca ou Russadir (Melilla). Bien que l'on attribue aux Carthaginois l'introduction du fer et la culture de la vigne, la civilisation phénicienne resta marginale, et son influence semble ne pas avoir beaucoup pénétré à l'intérieur des terres où des royaumes berbères furent fondés: celui de Maurétanie, apparu au IV eme siècle av. J.-C. dans le nord du Maroc, et celui des Masaesyles, à l'est

Rome et Byzance
La conquête de Carthage par l'Empire romain au II
eme siècle av. J.-C. assura aux Romains la domination de tout le littoral africain baigné par la Méditerranée jusqu'au détroit de Gibraltar. De cette époque date pratiquement le partage territorial du Maghreb entre ce qui, plus tard, allait devenir le Maroc et l'Algérie. Les Romains s'allièrent avec Bocchus, le roi berbère qui régnait sur toute la région à l'ouest de la Moulouya, pour briser la résistance de son gendre Jugurtha, qui dominait l'Algérie. Jugurtha fut vaincu définitivement en 105 av. J.-C. Durant la période romaine, la région fut mise en valeur: des routes furent construites, des villes, telle Volubilis, furent fondées. L'agriculture se développa, tandis que le commerce prospérait.
De 25 à 23 av. J.-C., Juba II, un souverain berbère, administra la Maurétanie (Algérie, Maroc). Vers 42apr.J.-C., l'empereur Claude Ier annexa l'ensemble de la Maurétanie à l'Empire romain!; elle fut divisée en deux provinces, séparées par la Moulouya: la Maurétanie Tingitane (de Tanger), correspondant au Maroc actuel, et que dirigea le fils de Juba, Ptolémée, et la Maurétanie Césarienne (l'Algérie). Les Romains, qui ne contrôlaient véritablement que la partie septentrionale du pays (Volubilis) en raison de l'hostilité des montagnards berbères, se replièrent sur la région de Tanger, qui fut rattachée, sous le règne de Dioclétien, à l'Espagne méridionale (285).
En 429, le Maroc subit l'invasion des Vandales, qui se fondirent dans les populations locales. Le général byzantin Bélisaire reprit la région en 533 et y imposa les lois de l'Empire byzantin. Néanmoins, cette reconquête fut limitée dans l'espace, seul le Nord fut solidement tenu.

La conquête arabe
Après la conversion de l'empereur Constantin Ier le Grand, au IV
eme siècle, le christianisme s'était développé dans les régions romanisées, c'est-à-dire essentiellement les villes et les plaines côtières. Cependant, ces régions qui supportaient mal l'omnipotence des fonctionnaires de l'Empire et l'extrême centralisation du système, allaient faire bon accueil aux idées d'indépendance financière et commerciale apportées par l'islam.
Il semble que, dans leur offensive contre les Byzantins, les troupes arabo-musulmanes conduites par Oqba ibn Nafi atteignirent l'Atlantique dès 681. Mais les tribus berbères montagnardes (confédération des Masmouda, établis dans le Haut-Atlas occidental, l'Anti-Atlas, le Rif et les plaines atlantiques, des Sanhadja, du Moyen-Atlas, et des Zenata, du Maroc oriental), qui n'avaient pas plus accepté la domination de Byzance que celle de Rome, les obligèrent à se replier.
La véritable conquête débuta une vingtaine d'années plus tard, entre 705 et 707, sous la direction de Musa ibn Nusayr qui sut habilement jouer des clivages entre tribus berbères. Prônant l'égalité entre tous les croyants, les tenants de la nouvelle religion manquaient de cadres administratifs; ils les trouvèrent souvent chez les «mawalis» (affranchis, clients), lettrés chrétiens et juifs autochtones, des Berbères pratiquant le judaïsme, dont beaucoup finirent par se convertir, échappant ainsi à l'imposition qui touchait les «dhimmis» - les gens du Livre, chrétiens et juifs, protégés par l'islam, mais soumis à des taxes pour compenser l'interdiction qui leur était faite de porter les armes. L'implantation arabe fut cependant longue et difficile.
Plusieurs dynasties musulmanes, se référant pour des raisons religieuses et de prestige à une origine arabe, régnèrent alors sur le pays. Pourtant, la résistance à l'islamisation et à la domination arabe fut vive dans certaines régions berbères. Elle prit notamment la forme du kharijisme, un mouvement musulman contestataire s'appuyant sur une stricte lecture du Coran et récusant le mode de succession au califat, qui privilégiait l'appartenance à la lignée du Prophète ou à celle des premiers compagnons (Ansars). En 742, une révolte ébranla les montagnes marocaines. Dans le Tafilalet (région actuelle d'Erfoud, dans le Sud-Est), un royaume kharijite subsista longtemps avec pour capitale Sijilmassa, comptoir commercial au croisement des routes d'échanges entre les empires de l'Afrique noire - Ghana puis Mali - et le monde musulman.
En 788, Idris Ier, descendant d'Ali, gendre du Prophète, qui avait fui l'Arabie, fonda la dynastie des Idrissides. C'est de cette époque que date la fondation de la ville de Fès, qui devint un important centre religieux et intellectuel sous le règne d'Idris II. À sa mort en 828, le royaume idrisside entra dans une période de déclin. Alors que l'Est subissait les raids des nomades, les Fatimides chiites d'Égypte et les Omeyades de Cordoue, profitant des divisions internes qui affaiblissaient la dynastie, rivalisaient pour étendre leur domination sur le Maroc. Les Fatimides portèrent le coup fatal à la dynastie idrisside en 917; le redressement se produisit depuis le Sahara.